mardi 7 mai 2013

Pikler vs Montessori : le match des vidéos cute !

En guise de petite récréation aujourd'hui, je vais vous présenter deux vidéos qui résument assez bien les univers de Pikler et de Montessori. Parce que les mots c'est bien, mais les images parfois ça explique encore mieux ! 

Toutes les deux sont très mignonnes. La première résume l'atmosphère piklerienne et les personnes qui me suivent depuis longtemps la connaissent déjà. Elle a longtemps traîné sur le site principal et sur le forum. La deuxième présentant la pédagogie Montessori, je viens de la découvrir grâce à un lien trouvé sur Twitter. 

On pourra y noter de grandes similitudes dans l'ambiance, dans les jeux et jouets utilisés, dans la douceur qui s'en dégage. On voit poindre aussi quelques différences comme par exemple l'utilisation du mobile. 

Chez Pikler on évite de mettre un bébé directement sous un mobile (aussi joli soit-il) parce qu'on estime que si le tout petit en a marre d'avoir cette chose devant les yeux, il ne pourra faire autrement que de manifester son mécontentement ou son énervement en pleurant pour appeler l'adulte à la rescousse. Ne sachant pas encore se déplacer, il sera obligé de subir ce mobile qu'on lui impose alors qu'il n'en a pas forcément envie. On préférera alors attendre qu'il sache se déplacer pour pouvoir s'en libérer lui-même ou bien si on y tient vraiment, on  positionnera cet objet à côté du bébé pour qu'il le voit en tournant la tête seulement  si il le désire. Ça ne nous empêchera pas toutefois de nous en servir pour la décoration de l'espace de jeu à condition qu'il ne soit pas sous le nez de l'enfant. 

De même on ne mettra pas non plus l'enfant sous un portique comme cela semble être le cas avec la séquence de l'anneau dans la vidéo Montessori. Les raisons invoquées pour le mobile sont valables aussi pour le portique mais surtout ça limite beaucoup le jeu de l'enfant. En effet, avec le portique l'enfant ne peut qu'essayer d'attraper l'anneau. Cette opération va tout d'abord être difficile, l'anneau va se dérober de nombreuses fois avant que le bébé arrive enfin à l'attraper et quand il va enfin y arriver, il ne pourra rien faire avec. Le fait que l'anneau soit accroché à un portique prive le bébé de choses très importantes pour son évolution : porter l'objet à sa bouche pour le découvrir et le passer d'une main à l'autre pour entraîner sa dextérité, juger de son poids, de sa matière, du bruit qu'il fait quand il tape par terre avec.... Chez Pikler, on préférera donc poser l'anneau au sol à côté du bébé et attendre qu'il le saisisse lui-même, par pur hasard dans un premier temps puis consciemment pour l'explorer sous toutes ses coutures. 

Mais je parle, je parle, dans le vide très certainement car la majorité d'entre vous a déjà cliqué sur l'une des vidéos sans passer par l'étape blabla ! Allez, regardez, c'est cadeau ! 

Pikler




Montessori



7 commentaires:

  1. ça met en forme de bon matin pour attaquer la journée, Merci Cathy. Bises.

    Valérie

    RépondreSupprimer
  2. Très mignonnes effectivement ces 2 vidéos :)
    J'en profite pour t'informer que j'ai commencé à bloguer autour de mon activité, si tu as envie de me rendre visite :)
    bisous
    http://monileauxenfants.blogspot.fr/

    RépondreSupprimer
  3. Oui j'ai vu et j'ai déjà été visiter. Mais tu fais bien de me le rappeler parce que j'avais perdu l'adresse depuis ton dernier message :). Je vais très vite y retourner. Et félicitations !

    RépondreSupprimer
  4. Merci pour cet article.
    Je m'intéresse spécifiquement à ces deux approches que je trouve très compatibles.
    Pour ma part, je n'utilise pas les mobiles mais il faut garder à l'esprit que ceux ci s'utilisent au tout début de la vie de l'enfant, quand celui ci a un champ de vision très restreint (il ne voit pas au loin).
    Ainsi, dès le plus jeune âge, on donne à l'enfant la possibilité de fixer son attention, de se concentrer. Les mobiles sont proches pour que l'enfant puissent les voir. Les périodes où le bébé est posé sont courtes. Par la suite, on mettra en effet des petits objets suspendus car l'enfant commencer à tendre le bras, à vouloir attraper : grelot, hochets, etc. Mais ça ne durera pas jusqu'à l'âge où l'enfant est capable de les porter en bouche.
    Ensuite, on préférera placer des objets autour de l'enfant pour que celui ci puisse les attraper, mobiliser son corps pour se déplacer. Dès lors, l'exploration sera multisensorielle et l'enfant pourra faire ce qu'il veut des objets attraper (les porter en bouche, les lâcher, les secouer, les observer, etc.)
    Les points communs de ces deux approches semblent être :
    -un environnement préparé dans lequel l'enfant va évoluer librement
    -une bienveillance dans l'attitude de l'adulte (qui n'interviendra que si nécessaire)
    -le point de départ est l'observation de l'enfant

    Plusieurs points me posent problème dans l'approche montessorienne comme par exemple les barres ou triangles de brachiation (car il ne me semble pas logique de se dresser en se tirant par les bras) mais il me semble qu'on utilise également des barres dans l'approche de Pikler.

    En tous cas, c'est vraiment passionnant :) Merci pour ces jolies vidéos !

    RépondreSupprimer
  5. Merci pour ces précisions sur les mobiles. C'est vrai que vu comme ça se défend. Je n'utilise pas de mobile mais finalement, mon approche de la lecture avec le tout petit est basée sur le même principe. Je leur choisie toujours des albums très contrastés en couleur (voire en noir et blanc) pour stimuler la vue. Mais j'ai l'impression qu'en faisant ça lors d'une séance de lecture avec le bébé dans les bras, je suis plus à même de me rendre compte des réactions de l'enfant et d'arrêter au moindre signe de lassitude du petit.

    Le fait de se dresser en se tirant sur les bras ne me semble pas un problème (mais je ne suis pas spécialiste) dans la mesure où c'est l'enfant lui-même qui le fait. Ce n'est pas comme quand l'adulte le tire. là oui c'est très mauvais mais quand c'est l'enfant qui gère son mouvement du début à la fin, cela ne me semble pas aller contre son développement au contraire. Mais peut être que je vous ai mal compris.

    RépondreSupprimer
  6. Je suis vraiment très partagée sur cette histoire de "tirer sur ses bras".
    Dans la pédagogie Montessori (enfin plutôt dans du matériel mis au point par certains adeptes de la pédagogie montessori) on trouve des triangles de brachiation supposés servir pour apprendre à se mettre assis.
    A mon sens, il est nettement plus intéressant que l'enfant prenne ses propres appuis (sur ses bras) pour trouver la position assise.
    De la même façon, chez mes trois enfants, j'ai constaté que la marche arrivait précisément quelques jours après le passage de la position assise (au sol) à debout sans appui (en passant poussant sur leurs jambes avant de se redresser.
    Tous se mettaient debout en se tenant à des meubles avant ce passage d'assis/debout mais aucun n'a marché avant (sauf le long des meubles).
    Par contre, mon ainée qui s'est mise debout (en tirant sur ses bras) assez tôt n'arrivait pas à se rasseoir. Je crois que c'est dans le livre de CHantal de Truchis que j'ai lu que si l'appui était trop haut, l'enfant était bloqué en position debout et ne savait pas se rasseoir.
    Bref, je ne dis pas qu'il faille supprimer tous les meubles de nos maisons, mais agripper pour se mettre debout ne me semble pas nécessaire pour le développement psychomoteur harmonieux de l'enfant.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est à réfléchir effectivement. Je n'ai pas d'expérience en la matière : pas les moyens ni la place pour installer ce genre de matériel. L'observation que je fais chez moi c'est que les enfants s'asseoient effectivement seuls ou en s'appuyant sur les supports qu'ils trouvent (petits tabourets d'enfants ou caisses à jouets) qui ne sont effectivement pas très haut. Je suis ravie de votre intervention qui va me permettre d'aller plus loin dans mes observations.

      Supprimer