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mercredi 5 décembre 2018

Novembre en mouvements !

Le mois de novembre vient de s'achever et nous sommes entrés tout doucement dans le thème de Noël, des paillettes, du rouge, du vert, des sapins et guirlandes.... que de mots à apprendre dites-moi !

L'appartement se pare petit à petit de ses habits de fêtes. Durant le mois de novembre, il avait conservé la même ambiance automnale qu'au mois d'octobre. Côté activités, comme je l'avais annoncé dans mon dernier post, le thème du mois a été la motricité.

Alors vous me direz, rien de bien neuf du coup puisque la motricité fait partie intégrante de mon accueil quotidien ! Vous avez raison. Il est vrai que des parcours de motricité, j'en propose à longueur d'année. Des sorties au square aussi. Disons alors que la nouveauté était plutôt à chercher dans mon positionnement. J'ai en effet encore plus observé que d'habitude, plus tenté d'expériences afin de savoir ce qui convenait vraiment à mon équipe. 

Certains parcours ont bien fonctionné d'autres beaucoup moins. Comme vous le remarquerez : je n'utilise pas de modules du commerce (je rêve de matériel "à la Pikler" mais je n'en ai pas encore les moyens). Mes parcours je les fabrique avec ce que j'ai sous la main : des caisses, des chaises, des gros coussins, des planches.... et voila ce que ça donne (ce serait plus attrayant avec des enfants dessus, mais même avec des smileys sur la bouille, je ne mets jamais de photos d'enfants accueillis sur le blog, si ce n'est des pieds et des mains) :






Le tunnel : une valeur sûre ! 

Celui-ci n'a pas eu le succès escompté : ils ont préféré ranger les voitures dans les caisses alors que, hors parcours, ils passent leur temps à les vider pour s'y asseoir ! Va comprendre ! 




Gros succès pour celui-ci : la planche étant un peu souple ils l'ont transformée en trampoline tout en restant assez prudents. Bah c'est que ça fait un peu peur quand même ! 

J'ai toutefois cherché où je pourrais me procurer du matériel en dehors de chez Wesco ou Hoptoys, Mes préférences vont à ces fabricants :



Je ne sais pas si je ne vais pas craquer pour un gros coussin comme on trouve chez wigiwama car ils ont l'avantage de bien s'intégrer à la déco et de ne pas transformer l'appartement en crèche :


Sinon, pour rester dans le thème, le reste des activités a été aussi adapté. Lorsque l'on dessinait c'était au sol, sur des rouleaux de papier peint, afin d'engager tout le corps dans l'activité et non pas seulement la main.



Nos lectures ont suivi le mouvement aussi. Nous avons acheté chez notre libraire 3 livres nous permettant, tous dans un style particulier, de parler des différentes façons de se mouvoir :



En revanche, pas de bricolage à vous montrer ce mois-ci. Bon si vous insistez, je vous propose quand même la déco que nous avons installée pour Décembre puisque nous l'avions réalisée en novembre. Tout le monde a participé, même le tout petit qui a été chargé de faire tomber de la farine sur les points de colle que l'on avait posés ça et là pour faire des petites tâches blanches sur le pelage de nos bestioles. (C'est un cerf et une biche... au cas où vous ne l'auriez pas deviné).



Voila, c'est tout pour aujourd'hui. Il n'y aura peut-être pas de post pour le résumé du mois prochain (vacances, fêtes, toussa toussa), mais je passerais quand même vous souhaiter un joyeux noël et une bonne année.


dimanche 11 octobre 2015

Que s'est-il passé en septembre chez Nounou Cathy

Oui, j'en conviens, j'avais promis de venir plus régulièrement vous présenter mon travail, notamment pour vous montrer mes jouets "high tech", mais comme vous avez pu le remarquer... j'ai été un peu prise par le temps ! 

Je vais donc faire un post fourre-tout dans lequel je vais vous raconter comment mes demi-pensionnaires ont occupé leurs journées pendant tout le mois de septembre. 

Tout d'abord, nous avons accueilli notre dernier copain, arrivé en tout début de mois, pour qui l'adaptation s'est bien déroulée. 

C'est donc désormais officiel : notre équipe est complète. Les prochaines places disponibles sont à prévoir pour juillet 2016, enfin jusqu'à preuve du contraire, contraire qui peut très vite arriver dans notre profession (si vous cherchez la sécurité de l'emploi oubliez ce métier tout de suite !). 

Ceci dit, revenons au déroulement de nos journées. Je disais donc que cette nouvelle adaptation s'était bien passée. Il faut dire qu'avant l'accueil, j'avais pris soin de bien réviser ce que j'avais appris lors des soirées Pikler (voir le compte-rendu de la soirée concernant l'enfant dans sa troisième année). Notamment, j'ai fait très attention à préserver ce grand garçon de 2ans 1/2 des assauts de mes deux petits razmokets. Il est en effet important qu'il puisse aller au bout de ses projets quand il joue.

Le mois de septembre a été plutôt ensoleillé. Après un moment de jeu libre et un temps chansons (plus ou moins long selon l'humeur), nous avons donc la plupart du temps fini les matinées dans les différents parcs du quartier. Nous avons aussi repris notre abonnement à la bibliothèque ainsi que notre adhésion au Relais. 

Comme je vous l'avais annoncé dans un précédent article vous présentant mes projets, nous nous sommes mis au jardinage. Oh pour l'instant notre activité jardinage est très sommaire. D'abord je ne crois pas que ce soit la saison idéale pour les plantations (enfin j'en sais trop rien en fait, je suis novice en la matière). 

Pour les petits, je leur ai juste proposé un pot en terre cuite, de la terre et des cuillères afin qu'ils touillent à volonté. 

Pour les plus grands je me suis procurée chez Lidl un kit de jardinage pour fleurs. Je n'étais pas sûre que ça marche mais pour le prix (1 euro et quelques) je ne prenais pas de risques. Le kit se compose de 4 petits sacs avec dans le fond, un carré de substrat de coco de 1 cm de hauteur, tout sec, qui se transforme comme par magie (si si par magie je vous dis) en une quinzaine de centimètres de terre, prête à recevoir les graines quand on y ajoute de l'eau. Nous avons fait nos plantations et (Miracle !) après quelques jours, nous avons vu apparaître nos premières petites pousses. Bon pour dire la vérité, seul le tournesol a germé pour l'instant, mais nous avons bon espoir ! 





Côté activités dirigées, nous étions sur la manipulation et le transvasement de fèves et de marrons. L'activité coton-tige a beaucoup de succès. J'ai été amusée de voir que l'animatrice du relais proposait sensiblement la même chose lors du temps commun auquel nous avons participé. Pour les plus grands quelques séances de sable de lune et de boue magique ont aussi été au programme.






Lors des séances de jeu et de motricité libre, ce sont mes jouets "high tech" qui remporte la palme de l'utilisation la plus fréquente ! Vous vous doutez bien je suppose, qu'il ne s'agit pas d'un Ipad pour transat, d'un jeu bourré d'électronique, ou d'un youpala doté d'un "son et lumière" intégré. Non, la haute technologie, il faut la chercher dans l'utilisation que font les enfants des jeux simples que je propose.

Il y a d'abord les bouteilles sensorielles. Vous les connaissez tous ! Mon petit truc en plus : les adapter aux saisons (la dernière créée contient des noisettes et une feuille de chêne).



Il y a aussi les objets du quotidien : bouteilles de shampoing, vides et rincées je précise (cette précision n'est pas inutile : j'ai vu en crèche des "professionnelles" proposer aux enfants des bouteilles non rincées), éponges, petites brosses à cheveux, cuillères en inox......



Il y a aussi et surtout les bouchons ! Avec ça, je prépare carrément des futurs mathématiciens! Si si ! Si les petits commencent simplement par les manipuler (c'est facile grâce au bord du couvercle que l'on peut bien attraper) et les taper contre toutes sortes de matières pour vérifier le bruit que cela produit, très vite leur jeu devient plus complexe et il faut les voir essayant de retrouver les paires (car j'en propose toujours 2 exemplaires de chaque modèle), ou de vérifier si celui-ci rentre dans celui-là et inversement. Et oui, ils font donc des mathématiques !  Les plus grands s'en servent aussi, mais pour eux, ces bouchons se transforment souvent en assiettes pour la dînette.



Mais la palme d'or du mois, je dois la décerner sans contestation possible, à mon installation de caisse à balles qui a fait l'unanimité ! Sur le mois, elle doit bien comptabiliser des heures et des heures d'utilisation ! C'est une caisse en osier recouvert d'un drap pour que les enfants ne se blessent pas. Au fond de la caisse j'ai mis un coussin et les balles que petits et grands s'amusent à lancer jusqu'à ce qu'il n'en reste plus une à l'intérieur. Pour que les plus petits y accèdent, j'ai installé devant, mon step Décathlon. Mon projet pour le mois à venir, c'est d'améliorer la chose pour en faire une vraie grande structure de motricité. 



Ah j'allais oublier : il y a eu aussi nos premiers bricolages d'automne notamment une citrouille. L'artiste avait pour mission de coller les gommettes à l'intérieur de la citrouille en choisissant uniquement des couleurs d'automne. 


Voila pour nos activités de septembre. J'espère vous retrouver avant le mois de novembre !  A bientôt ! 

dimanche 2 novembre 2014

Comment apprend-on à marcher ?

Comme en écho à mon précédent post , le journal des professionnels de la petite enfance nous propose pour ces mois de novembre et décembre, un dossier sur l'apprentissage de la marche. 

Accessible à tous, même aux non professionnels, il ne parle pas seulement de l'étape des premiers pas, mais bien de tout le cheminement que l'enfant prend pour arriver jusque là. 

Comment apprend-on à marcher ?
En effet," la marche résulte d’un parcours d’un peu plus d’un an qui sera d’autant plus facile à mener si l’environnement est favorable. Mais ce n’est pas tant l’aboutissement de la marche du bébé comme mode de déplacement qui importe, que le chemin qu’il va parcourir pour y arriver."
Le dossier comprend un article dans lequel vous retrouverez, sans doute plus clairement, tout ce que je tente de vous dire sur ce blog sur la motricité, et une fiche pratique pour aider l'enfant à devenir un bon marcheur. 
Cette fiche propose une série de petits conseils simples mais judicieux. Je me permettrais quand même un petit bémol sur celui qui consiste à se mettre à hauteur de l'enfant en l'invitant à venir nous rejoindre. L'auteur de la fiche pense que les allers-retours entre deux adultes sont intéressants pour le bébé. Je pense personnellement que ça peut au contraire inciter un bébé qui n'est pas prêt à se lancer quand même. Il va effectivement esquisser quelques pas  peut-être même courir, mais peut-on dire que c'est de la marche ? En tout cas ça ne pourra pas l'aider dans la mesure où il ne prendra pas le temps de bien chercher son centre de gravité. 
Ce détail mis à part, je conseille, si je peux me permettre, aux assistantes maternelles et même aux professionnels de crèches de se procurer ce magazine et de  le laisser à disposition des parents. Le message passera sans doute mieux avec un écrit et cela vous permettra d'étayer vos dires. Pensez à le proposer bien avant l'étape des premiers pas, au tout début de la vie de bébé puisque c'est dès ce moment que le processus se met en route.
Bonne lecture ! 
Le magazine est disponible en kiosque ou sur Internet 

vendredi 2 septembre 2011

Un peu de qi gong pour enfants ou presque


Aujourd’hui on va parler relaxation ; on va parler massages ; on va parler sensations et corps aussi. Alors, consciente que sur Internet y’a pas que de l’art, y’a aussi du cochon, je voudrais tout d’abord m’arrêter 5 minutes histoire de dire au revoir à tous les visiteurs qui arriveraient ici par l’entremise de Mr Google, mais qui recherchaient en fait un contenu un peu plus…… olé olé !!!!

Désolée, M'ssieurs dames, Mr Google vous a mal aiguillés ! Ici on parle Areuh Areuh et couches culottées !!! C’est tout. Mais retournez lui demander à Mr Google ; je suis bien sûre qu’il va vous trouver ce que vous cherchez. 


Bon maintenant qu’on est entre nous ( je vous assure, quand on s’intéresse aux mots clés qui amènent les visiteurs ici, on a des fois des drôles de surprises qui nous obligent à faire attention au vocabulaire employé !!) on peut commencer. 

Voici donc l’activité que je vous propose aujourd’hui : une petite séance de relaxation agrémentée d’un massage aux balles. Je la propose lorsque je sens que les loustics sont vraiment trop excités ou trop fatigués, ou bien pour terminer en douceur une séance de motricité. 

Les enfants s’installent sur des tapis. Je tamise la lumière, je mets en fond sonore une musique de relaxation et le massage peut commencer. J’ai deux mains donc, au mieux, je peux masser deux enfants à la fois. Le troisième attend son tour sagement en profitant tout de même de l’ambiance. S’il est trop impatient je lui propose un auto massage en lui fournissant une balle. Les enfants sont donc la plupart du temps allongés, mais ce n’est pas une obligation, je tiens la balle dans la paume de ma main et je la fais rouler par un mouvement circulaire, sur le corps de l’enfant. Selon l’âge des participants, la séance peut prendre diverses formes : avec les grands, c’est eux qui choisissent les zones de massage (souvent la plante des pieds). Avec les tout petits, on en profite pour nommer les différentes parties du corps.

On pourrait certes masser les enfants simplement avec les mains mais l’utilisation d’une balle a plusieurs avantages. D’abord, cela ajoute un élément ludique au massage. Ensuite cela permet de garder une certaine distance entre le masseur et le massé ; il y a des enfants pour qui le toucher est trop intrusif, il faut y penser et surtout le respecter. L’utilisation de différentes balles (simple balle de tennis, balle à picots ou autres) permet aussi d’apporter d’autres sensations à découvrir. Un dernier atout et non des moindres : cela permet de réserver les vrais massages à la main à la maman qui elle aussi pourrait penser que cet acte est trop intime et personnel pour être réalisé par une assistante maternelle, et qui peut être, voudrait conserver pour elle, ce contact privilégié avec son enfant. Pour résumer la situation, on peut dire que la balle sert de médiateur dans le contact. 

Pour que la séance se déroule dans de bonnes conditions, il y a quelques trucs à respecter. Premièrement, si les enfants sont un peu grands (niveau razmokets on va dire) il faut bien leur expliquer que, même si la séance est ludique, il ne s’agit pas de jouer au ballon ! Les balles sont là pour masser et non pas pour être lancées : essayez alors de réserver certaines balles pour cette seule utilisation. Ensuite assurez vous que personne n’ait soif, faim … ou une envie pressante à soulager car si vous deviez interrompre la séance, l’effet relaxation ne serait pas au rendez-vous. 

Comment masser ? Quelle partie du corps ? Moi je fais ça au feeling, mais pour les puristes je vous ai trouvé sur le net, une fiche sur le qi gong pour enfants qui vous présente en détail le possible déroulement d’une séance. Vous pouvez la télécharger là :

http://professionassmat.free.fr/qi gong.doc

( le document est tiré du site : http://capa.sh.free.fr/?paged=24 )

Vous n’y connaissez rien en musique de relaxation ? Moi non plus ! Mais grâce au copinage ouebesque, j’ai eu connaissance du site aecoute.net qui propose une web radio spécialisée dans le domaine et dont je me sers pour les séances. Si vous avez le temps et si le sujet vous intéresse, fouillez un peu dans le site et lisez les articles de Pascal Rivière. Ça vous donnera peut être envie d’approfondir la question. 

Pour les balles, si vous n'avez rien qui puisse faire l'affaire, sachez que celles présentées en début d'article sortent de chez Hop'toys et vous les trouverez là :

http://www.hoptoys.fr/LOT-DE-BALLES-POUR-MASSAGES-p-2816-c-296_302.html


Normalement, ces séances plaisent beaucoup aux enfants même si, pour être franche, la zenitude recherchée n’est pas toujours atteinte. Mais qu’importe ! Le simple fait de voir un razmoket marchant à peine et ne parlant pas encore faire des efforts surhumains pour ôter ses chaussettes et vous présenter son pied avec un regard de chat potté, vous prouve que ces massages sont tout de même très appréciés. 

vendredi 18 juin 2010

Rencontres Pikler : La motricité du tout petit et son accompagnement par l'assistante maternelle

J'ai la chance d'habiter sur Lyon et de pouvoir ainsi assister régulièrement  aux réunions du groupe Pikler de la ville. Pour info, l’association Pikler réalise de nombreuses formations, conférences ou soirée débat, à Paris mais aussi en région. Vous trouverez leur programme ici :


Afin de vous donner un aperçu de ce que vous pouvez attendre de leurs réunions, et de vous donner envie d'y assister j'espère, je vous propose aujourd'hui un ancien cr  que j'avais posté à l'époque sur le forum. (oui je sais ça date un peu mais j'avais envie de vous causer très vite de motricité libre et j'ai rien de plus neuf sous le coude).

La réunion avait pour thème la motricité du tout petit et son accompagnement par l’assistante maternelle. Elle se déroulait dans le cadre des « Rencontres de Novembre des assistantes maternelles », soirée spéciale assistantes maternelles car en préambule l’animatrice  nous a précisé que notre métier était très peu représenté dans les autres réunions du groupe (pas présent, ou noyé dans la masse des autres professions). Il est donc apparu nécessaire de réaliser une rencontre spéciale pour nous.
Habituellement, je n’aime pas trop ce genre de rencontres entre collègues car j’ai remarqué que les assmats présentes sont souvent là contraintes et forcées la plupart du temps par leur crèche familiale et que du coup la qualité de l’auditoire s'avère médiocre et gêne le bon déroulement de la soirée. Cette fois-ci, je tire mon chapeau à l’ensemble des personnes présentes. Elles ont été exemplaires !!! Attentives, posant des questions pertinentes. Nous étions certes moins nombreuses mais toutes très intéressées, preuve que la mayonnaise commence à prendre peut être et que cette idée de motricité libre se fait enfin connaître.

La réunion a donc porté sur la connaissance du développement psychomoteur de l’enfant et de la façon dont on peut l’accompagner. L’intervenante était Sylvie Lavergne psychomotricienne.

Elle nous a en premier lieu défini la motricité comme le mode d’être corporel des enfants et nous a tout de suite invitées à ne pas tomber dans le « traquenard » de la comparaison, nous demandant d’avoir un regard unique envers chaque enfant.

Pour bien comprendre l’intérêt de la motricité libre il faut bien avoir en tête que l’enfant a une dynamique de développement. Tout enfant naît avec en préparation, le développement moteur prêt à s’exprimer (même un enfant handicapé). Ce bagage s’exprimera à son propre niveau. On accueille un enfant qui a tout ce qui lui faut, mais tout seul, il ne peut rien faire. Il est dépendant de nous. Il faut l’accompagner. On se place donc aidant, au côté de l’enfant, en lui faisant confiance. On doit se demander comment faire pour créer les conditions pour mettre en route le développement moteur de l’enfant. Cet enfant n’est pas fini ; il est en train de….. Il faut donc accueillir le bébé dans son immaturité.

Pour cela il faut savoir que tout enfant qui est invité à se découvrir passe par les mêmes étapes que les autres, chacun à son rythme propre. Ces étapes peuvent se diviser en deux grandes parties :

1° les Postures

2° les déplacements.

Pour simplifier les choses je vous joins ci-dessous un tableau vous décomposant ces différents stades.


I Les postures

Parlons tout d’abord des postures que l’on peut résumer par « placer son corps dans un rapport à l’espace ». C’est un gros travail pour le bébé que d’acquérir ces différentes postures.

Le plat dos :
La base fondamentale de la motricité libre sera de placer le bébé toujours à plat dos. Comme cela il ne subit pas ni masse, ni poids, ni déséquilibre trop important et dans tous les cas, pas de chute. Le corps est étalé, détendu, respirant. Il n’y a pas d’entrave par l’apesanteur ni de tension pour lutter contre la chute. Lorsque l’on place le tout petit dans une autre position, il en découle un enfermement du corps. L’enfant le retient. A plat dos au contraire, il réalise l’inventaire de son corps, une globalisation progressive de son corps. Il récupère les infos.

Le plat ventre :
On ne met pas l’enfant à plat ventre. Il se met à plat ventre. Même si il sait déjà le faire, on repassera toujours à plat dos d’abord qui est la posture de départ, celle qu’il connaît le mieux. Le plat ventre c’est le début de la verticalité. Il se repère dans l’espace pour pouvoir commencer les déplacements. Il n’est pas encore verticalisé.

La position assise :
Le bébé se met assis. Il se place dans l’axe vertical Il acquière un certain tonus qui lui permettra de passer à la verticalité. Il est important de ne pas brûler les étapes et de ne pas asseoir l’enfant car un enfant mis assis tasse sa colonne. Là, mon animatrice préférée nous a invitées à réfléchir sur le paradoxe du réflexe du coussin que l’on a toutes eu à un moment ou à un autre. Quand on assoit le bébé, on ne lui veut que du bien normalement, or, nous avons toutes ce réflexe d’installer un coussin derrière lui car on sait qu’il peut tomber. On crée donc nous même des conditions que l’on sait « insécuritaire » pour lui. Paradoxal non ? Plus généralement, un enfant mis assis ne peut pas quitter cette station assise. Il est donc dépendant de nous. On reconnaît un enfant qui n’a pas été mis assis à la position de ses jambes. Un enfant qui s’assoit seul a une jambe devant et une jambe derrière pour trouver son équilibre (jamais les deux jambes écartées en avant).

Les conditions :
Pour mettre un enfant en motricité libre il suffit donc d’un tapis, plan, ferme de 2 ou 3 cm d’épaisseur. L’animatrice nous conseille les tapis de motricité que l’on trouve en crèche ou dans les écoles mais nous conseille de le recouvrir d’un drap (housse de préférence pour ne pas faire de plis lors des tentatives de déplacements) pour avoir une température correcte, le plastique recouvrant les tapis pouvant paraître froid à l’enfant. Elle nous conseille aussi l’unité de lieu : placer toujours le tapis au même endroit pour que l’enfant se repère. On peut pour les besoins de notre profession avoir besoin de séparer ce « coin » bébé de l’aire de jeux des grands. On mettra alors un traversin autour pour délimiter l’espace. La psychomotricienne ne semblait pas être « pro-parc ». Elle a notamment expliqué qu’un parc pouvait donner aux plus grands des envies de transgresser cet interdit que représente la barrière, transgression paraissant d’autant plus intéressante qu’elle permet une régression de l’enfant qui se retrouve avec les plus petits. C’est ce qu’elle a expliqué à une assmat qui se demandait pourquoi sa fille venait toujours « embêter » les petits quand ils étaient dans la salle de jeux. Pour elle, le fait que les bébés soient habituellement placés dans un parc (donc séparés des grands) les rendait d’autant plus intéressants pour la petite une fois qu’ils étaient tous rassemblés. Un simple traversin pour délimiter l’aire de jeu des grands et des petits parait plus judicieux. L’interdiction ne saute pas aux yeux.

II les déplacements.
Pour les déplacements, je vous invite une nouvelle fois à vous reporter au tableau.
Le premier des déplacements est donc le passage dos-ventre. On remarquera que l’enfant réalise toujours ce déplacement en partant de la même épaule. Il est important de repérer le côté de prédilection de l’enfant pour pouvoir le remettre sur le dos lors qu’il se trouve coincé. Pour ne pas le déséquilibrer, nous devons repasser par le même côté que lui, en plaçant une main sur l’épaule qu’il connaît et une main sur le bassin. On ne le prendra jamais dans les bras directement en position plat ventre. On repassera par la position plat-dos.
On notera aussi que l’enfant apprend à marcher par le 4 pattes, que s’il y a un « raté » il repassera toujours par le déplacement qu’il a acquit ultérieurement. C’est une sécurité naturelle.

La réunion s’est terminée par le visionnage d’un petit film réalisé dans des groupes d’assistantes maternelles en plein stage de motricité libre. On y voit donc des enfants en séance. On peut remarquer qu’il y a très peu de jeux du commerce. Beaucoup de bassines, de bouées, de cartons. On remarque par contre beaucoup de tétines dans la bouche des bébés. La psychomotricienne nous indique que c’est parce qu’il s’agit d'un groupe d’assistantes maternelles débutant la formation et qu’elles ont donc besoin de se rassurer en même temps qu’elles pensent rassurer le bébé. Elle nous fait part de son projet de les amener progressivement à enlever les tétines car l’enfant ne peut pas profiter pleinement de son activité si sa bouche n’est pas libre.

Voila ceci termine mon petit cr. Je voulais aussi vous signaler la présence dans la salle pour la première fois, de 2 étudiants en psychologie venus épauler les membres du groupe en même temps qu’ils venaient s’informer sur le sujet. Preuve aussi que ça avance et que peut être un jour nous ne verront plus de « bébés-culbuto »

Sur Lyon, les prochaines rencontres "Assistantes Maternelles" du groupe Pikler se dérouleront le 18 novembre 2010. Pour en savoir plus :




lundi 14 juin 2010

Un porteur crô crô chouette !!

Ce matin, chez Nounou c'était direction Relais, histoire de commencer la semaine sur les chapeaux de roues. En fait de chapeaux de roues c'était plutôt calme, puisque de méchants virus ayant décimé les rangs des assmats et des p'tits gnomes, nous nous sommes retrouvés à 3 adultes et 6 enfants. Cool comme temps collectif !


Mais pour les rescapés c'était plutôt le pied ! J'ai pu découvrir ainsi un jeu de motricité qui m'avait déjà tapé dans l'oeil sur internet mais que je n'avais jamais vu "en action" avec de vrais enfants dessus. Normalement ça s'appelle un Bogen Roller. Ça doit être allemand puisque sous ce nom là je ne l'ai trouvé que chez des fournisseurs germaniques. En France vous le trouverez sous le nom de U-porteur.

Attention voila la bestiole :






Photos : Hoptoys.fr
D'instinct, j'ai toujours préféré les jouets très simples sans fioriture inutile, sans pouet-pouet qui agresse les oreilles des tout-petits mais aussi celles de Nounou au passage. Et bien là je suis servie. Plus simple, y'a pas !! 4 petites roulettes multidirectionnelles, un siège pour poser ses fesses, ou son ventre ou ce qu'on veut d'ailleurs (c'est ça qui est chouette : plus un jouet est simple, plus son utilisation peut être complexe et ainsi perdurer dans le temps).

Les enfants ont adoré tant et si bien qu'ils n'ont accepté de partir que lorsqu'ils ont eu la certitude de les retrouver à la prochaine séance. On peut les utiliser à partir de 11 ou 12 mois, sans limite d'âge supérieur puisqu'ils peuvent aussi servir aux adultes (l'animatrice du relais m'ayant expliqué qu'en fait, en collectivité, le personnel s'en servait pour se déplacer sans avoir besoin de se lever autour des tables adaptées aux tout-petits au moment des repas par exemple). On s'en sert aussi pour les ados handicapés.

Les enfants avancent, reculent, tournent sur eux même sans trop de bruit, avec une grande maîtrise dans les mouvements. L'engin a l'air assez solide.

Si il vous tente, je l'ai retrouvé sur un site internet que je vous conseille dans son ensemble. Il est normalement destiné au monde du handicap mais on y trouve des tas d'articles très bien adaptés pour la petite enfance. Allez faire un tour par exemple dans leur rubrique "Motricité globale" où vous trouverez des balles très intéressantes pour l'éveil sensoriel des tout-petits.


Pour ce qui est du U-porteur c'est là :


Le problème c'est qu'il est tellement bien que ça me semble quasiment impossible d'en acquérir qu'un seul. Pour ma part, je me contenterai donc certainement de ceux du relais.

Une bonne raison de plus pour fréquenter les relais assistantes maternelles lorsqu'il en existe un près de votre domicile.


La pédagogie Créatectura : Favoriser la créativité et l'éveil des tout-petits

L'année scolaire se termine et bientôt il sera temps de dire au revoir à tous nos grands qui vont partir pour de nouvelles aventures. Da...