Affichage des articles dont le libellé est Montessori. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Montessori. Afficher tous les articles

mardi 15 août 2017

Le grand guide des pédagogies alternatives: + de 140 activités de 0 à 12 ans


C'est les vacances ! Ça veut dire plus de temps libre et du coup, plus de temps pour LIRE. Bon, si j'achetais tous les livres dont j'ai envie en ce moment, il me faudrait une paye et quelques semaines de congés supplémentaires.


Mais là, quand même je pense que ça vaut le coup : je suis tombée dessus hier en allant faire un tour chez Nature et Découvertes. Il a l'air très bien réalisé et est accessible aux parents qui se sentent un peu perdus face à toutes ces pédagogies dites nouvelles (qui n'ont de nouvelles que le nom d'ailleurs).

Le petit mot de l'éditeur : "Ce livre rassemble les principales pédagogies alternatives : Froebel, Montessori, Reggio, Steiner, Freinet, Decroly, La Garanderie, ...Son but est de donner une vue d'ensemble aux parents qui veulent découvrir les fondements et les caractéristiques des différentes pédagogies et les appliquer avec des activités à pratiquer avec leurs enfants. Près de 100 activités testées par l'auteur sont présentées. L'éducation créative à la maison, c'est possible !"

Pour ma part je pense que l'intérêt du livre réside plus dans la présentation des pédagogies et des pédagogues que dans les activités elles-mêmes. Vous pensez, on y parle même d'Emmi Pikler en commençant d'ailleurs par le "prendre soin" plutôt que par la motricité libre ce qui me semble essentiel.

Bref encore un livre à se procurer d'urgence.


samedi 28 janvier 2017

Je fabrique mon matériel Montessori

Je vous l'avais annoncé, il est sorti depuis le 26 janvier. 

Je fabrique mon matériel MONTESSORI

Laurence Loiseau-David (belle découverte facebook) et Linda Louis vous proposent un très  joli livre pour fabriquer vous même votre matériel Montessori. A l'intérieur, elles vous expliquent pas à pas comment réaliser 22 objets qui accompagneront les petits de la naissance à 6 ans. 


Parmi les objets : la balle de préhension, un livre en tissu, les sets de table ...  Une belle façon de débuter avec Montessori en ayant de surcroît le plaisir de dire : "C'est MOI qui l'ai fait" ! 


Pour plus d'informations, cliquez sur le lien, là en dessous : 


samedi 22 août 2015

Quelques nouvelles quand même !

Hou ! Et ben dites ! Ça fait un bail que je n'ai pas posté ! Faut dire qu'avec tous ces événements je n'ai pas eu de vacances alors j'ai éprouvé le besoin d'accorder des congés à mes bébés virtuels à défaut d'en avoir eu moi-même ! 

Histoire de s'y remettre doucement, je viens vous donner quelques nouvelles du front ! J'ai bien repris mon activité, tout en douceur malgré l'arrivée en urgence d'un petit troll pas prévu. J'en profite d'ailleurs pour vous dire que sauf changement de dernière minute, je n'ai plus de place disponible (un tout petit créneau pour les lundis mis à part).

J'ai réinstallé mon espace de travail. Mes anciens employeurs ne reconnaîtraient plus rien car j'ai totalement changé ma disposition.



Je repars donc sur de nouvelles bases avec un nouveau matériel. J'ai réinvesti dans une poussette simple. J'ai arrêté mon choix sur un modèle de chez Verbaudet (non, ce billet n'est pas sponsorisé) pour une raison très simple : dans des prix abordables (c'était les soldes en plus) c'est le seul modèle que j'ai trouvé sur lequel on pouvait installer le bébé face à la personne qui pousse et non pas face à la route. Il me semble en effet important que l'enfant puisse toujours avoir un oeil sur la personne référente  afin de se sentir sécurisé. Il est admis que le portage face au monde n'est pas conseillé dans un porte-bébé, il en est de même avec les poussettes. Cela m'a paru d'autant plus important que j'accueille un petit razmoket qui ne savait pas ce qu'était une poussette avant d'arriver chez moi. 

Photo Verbaudet


J'ai aussi investi dans un système de portage. On ne peut pas proposer un accueil "maternant" sans avoir à la maison un porte-bébé digne de ce nom. En 12 années d'expérience, j'en avais testé quelques-uns, de la simple écharpe au Babybjorn (personne n'est parfait). Mon choix s'est porté sur un porte-bébé asiatique que j'ai acheté chez Symbioza (non non toujours pas sponsorisé le billet) :

Non ce n'est pas moi mais c'est bien le Mei Tai que j'ai choisi
Photo : Symbioza
Très pratique, je peux porter des heures (bon ... des minutes d'accord) malgré mon vieux dos en compote. Je me demande comment j'ai pu faire sans ! Pouvoir souffler ne serait-ce qu'une demi-heure en portant un bébé dans le dos quand celui-ci vous demande une attention de tous les instants, ça vous change la journée ! 

Sinon, la vie a repris son court : nous avons réinvesti les parcs du quartier avec quelques surprises. Certains ont été recouverts d'un revêtement qui réduit les possibilités de jeux ! Avec quoi on joue au "chantier" si on nous enlève tous les cailloux et tous les graviers hein ? Alors ? Les petits trampolines du parc Bazin ont disparu eux aussi. Dommage ! 

A la maison, j'avais gardé la plupart des jouets donc il n'y a pas trop de changement de ce côté là. Enfin si quand même, j'ai jeté tous les vieux jeux que je gardais juste par habitude mais qui n'étaient pas très "Pikler". Je suis quand même aller faire un petit tour chez Nature et découvertes, notamment pour découvrir leur gamme "Montessori" qui n'en était qu'à son début quand j'ai arrêté mon activité (non non toujours pas sponsorisé).

Je propose aussi aux enfants quelques jeux "high tec" que je vous présenterai dans un prochain article. Je remercie aussi la maman d'un de mes petits razmokets qui nous a fait cadeau d'un joli porteur.



Côté activités, J'ai installé en libre accès, des petits espaces de jeux thématiques : la ferme, le chantier..... 




On s'est même remis au bricolage avec la réalisation du petit aquarium que je vous ai déjà présenté plusieurs fois. La version de cette année est agrémentée d'un homard car c'est la vedette du livre "Animaux des mers" qui plaît énormément au petit artiste qui a réalisé cette oeuvre.



Voila pour les nouvelles fraîches : j'espère être un peu plus régulière sur la tenue de ce blog dans les semaines à venir. Sachez tout de même qu'un nouveau petit troll pointe le bout de son nez la semaine prochaine et qu'en général, les adaptations monopolisent mon énergie pendant quelques temps et me coupent l'envie de m'épancher sur le net. A bientôt donc ! 

dimanche 9 novembre 2014

Loto des animaux simplifié, façon Montessori

A la base c'était un jeu de loto des animaux tout bête acheté dans le commerce (enfin non d'ailleurs : récupéré de je ne sais où !) ... bref ! 

Il comportait 6 planches et chacune d'elles correspondait à 12 cartes.

Je le sortais de temps en temps mais très vite deux constats se sont imposés : 

D'abord, le jeu s'avérait beaucoup trop compliqué et les séances trop longues pour intéresser vraiment les enfants que j'accueillais. 

Ça commençait bien, puis toutes les cartes trop nombreuses se mettaient à voler dans l'appartement. Il y en avait de partout, nous marchions dessus. Jamais nous n'avons terminé une partie.

Ensuite, lorsqu'un jour, par un prompt renfort nous nous vîmes 3000 en arrivant au port par un prompt renfort de grands trolls nous avons été jusqu'au bout du jeu, je me suis aperçue qu'il manquait des cartes.

Poubelle ? C'est ce que je me suis d'abord dit. Et puis j'ai pensé "Montessori" et je me suis dit qu'en simplifiant la bête on pouvait peut-être en tirer quelque chose.

J'ai isolé une planche complète. J'ai utilisé un range couverts en bois avec 2 compartiments : un pour la planche, un autre pour les cartes et j'ai laissé le jeu à disposition des enfants sur une étagère à leur hauteur. C'est devenu une de leurs occupations préférées. Non seulement ils allaient enfin au bout de l'exercice, enfin du jeu si vous préférez, mais en plus ils prenaient plaisir à le ranger après utilisation.

Depuis ce jour, avant de jeter un objet, je me demande toujours s'il ne pourrait pas bénéficier d'une deuxième vie.





lundi 24 février 2014

"A quoi ça sert que Ducros il se décarcasse"

Je suis en train de trier mes photos afin de réaliser un album pour le départ proche d'un petit troll et je m'aperçois que, sauf erreur de ma part, je ne vous ai jamais présenté l'activité qui est pourtant l'une des plus plébiscitées à la maison.

Inspirée de la pédagogie Montessori, elle consiste à faire entrer des cotons-tiges dans un flacon ayant contenu des épices ou aromates. Les trous pour saupoudrer les herbes étant à peine plus grands que les cotons-tiges, c'est une activité qui demande beaucoup de concentration. En général, il adore ! 



Pas la peine d'en dire plus, vous aurez compris ! 

PS : Si tu ne vois pas le rapport avec le titre de cet article, c'est que tu es trop jeune ! Demande donc à Mr Google !

vendredi 10 janvier 2014

Nouvelle année, nouvelle activité !

C'est avec un titre un peu mensonger que je viens vous présenter mon premier article de 2014 ! 

L'année est bien nouvelle, certes (enfin il était quand même temps que je me décide à écrire), mais l'activité l'est un peu moins puisque je vais seulement vous proposer une variante d'une activité dans le style "Montessori" que j'ai déjà proposée sur ce blog.

A l'époque, il s'agissait de transvaser des haricots d'un bol à un autre (ça se passait là). 

Dans la version 2014, j'ai changé tous les ustensiles. L'idée m'est venue en faisant mes courses dans une supérette, en voyant les assiettes à escargots en promo pendant la période des fêtes ! J'ai alors pensé que ces petites alvéoles seraient parfaites pour recevoir nos fèves qui depuis quelques temps ont remplacé les haricots dans nos activités de transvasement. Tant qu'à faire j'ai aussi remplacé les cuillères à soupe par une cuillère à melon, pour changer un peu mais surtout pour éviter de faire l'amalgame avec les cuillères dont on se sert pour le repas et donc pour éviter les envies de porter les fèves à la bouche. 




La règle du "jeu" est de ce fait un peu modifiée : il faut maintenant que les petits trolls, prennent une fève à la fois à l'aide de la cuillère et qu'ils remplissent tous les petits creux (je ne laisse à disposition que la douzaine de fèves nécessaire). Je ne suis plus aussi "stricte" qu'avant sur le respect des consignes. Souvent j'observe les enfants qui inventent leurs propres règles qui sont tout aussi intéressantes que les miennes. Mon côté "Piklerien" qui laisse l'enfant aller jusqu'au bout de son propre projet prend le dessus sur mon côté "Montessorien" qui demanderait normalement un peu plus de rigueur. 

La grande nouveauté quand même par rapport au premier article sur le sujet, c'est que je laisse les activités à demeure sur les étagères en libre accès alors que cela me semblait impossible avant. Il faut dire qu'en ce moment je n'ai pas de Razmokets !  J'ai simplement remplacé les plateaux de présentation par des boites à couverts plus profondes. Ainsi les éléments se renversent moins lorsque les enfants vont les chercher ou les ramènent sur l'étagère. 

Alors bien sûr, j'ai pris une assiette à escargots, mais si vous êtes amateurs d'huîtres, une assiette à huîtres fait tout aussi bien l'affaire (ce qui ne veut pas dire que j'aime les escargots, j'ai une sainte horreur de ça... mais j'ai aussi une sainte horreur des huîtres). On peut aussi se servir de bacs à glaçons (bon, je ne crache pas sur l'apéro par contre). J'ai préféré l'assiette parce que j'ai trouvé la matière plus intéressante pour la manipulation  et l'objet en lui même, plus esthétique. 

Pour finir, et bien je voulais aussi par ce billet souhaiter une très bonne année à tous mes lecteurs ! Que 2014 soit à la hauteur de vos espérances ! 

Meilleurs Voeux !

jeudi 5 septembre 2013

Grandir autrement pour la première fois en kiosque !

On vous l'avait annoncé dès cet été, le grand moment est arrivé : le magazine Grandir autrement peut désormais se trouver chez votre marchand de journaux !

J'ai acheté le mien à la maison de la presse du coin, et j'ai été ravie de découvrir ce magazine que je ne connaissais que par le site internet associé :


C'est un magazine qui s'adresse en priorité aux jeunes parents voire aux futurs parents. On y parle parentage en se voulant proche des rythmes et besoins du tout-petit. On y prône l'éducation respectueuse et sans violence dans un esprit de sauvegarde de l'environnement.

Dans le numéro de Septembre-Octobre, le principal dossier est consacré à la fratrie, mais vous trouverez aussi bien d'autres informations, comme par exemple un article sur les doulas ou un autre sur les cercles de parole pour hommes. 

Côté bricolage écolo, vous apprendrez à réaliser une voiture en épi de maïs et côté "activités", j'ai eu le plaisir de lire une proposition d'Isabelle Allouchi, l'assistante maternelle qui a gagné le 1er concours de la meilleure nanny de France 2013. Elle nous propose "Une boîte sensorielle aux couleurs de l'automne" : une activité inspirée de la pédagogie Montessori.

Le prochain numéro s'annonce tout aussi sympathique avec un dossier spécial pour fêter Noël autrement.

Je souhaite une longue vie en kiosque à ce magazine qui pour être raccord avec les idées qu'il défend, est imprimé sur du papier PEFC (Programme de reconnaissance des certifications forestières) avec de l'encre végétale, sans solvant, par un imprimeur inscrit dans une démarche de développement durable.



mardi 7 mai 2013

Pikler vs Montessori : le match des vidéos cute !

En guise de petite récréation aujourd'hui, je vais vous présenter deux vidéos qui résument assez bien les univers de Pikler et de Montessori. Parce que les mots c'est bien, mais les images parfois ça explique encore mieux ! 

Toutes les deux sont très mignonnes. La première résume l'atmosphère piklerienne et les personnes qui me suivent depuis longtemps la connaissent déjà. Elle a longtemps traîné sur le site principal et sur le forum. La deuxième présentant la pédagogie Montessori, je viens de la découvrir grâce à un lien trouvé sur Twitter. 

On pourra y noter de grandes similitudes dans l'ambiance, dans les jeux et jouets utilisés, dans la douceur qui s'en dégage. On voit poindre aussi quelques différences comme par exemple l'utilisation du mobile. 

Chez Pikler on évite de mettre un bébé directement sous un mobile (aussi joli soit-il) parce qu'on estime que si le tout petit en a marre d'avoir cette chose devant les yeux, il ne pourra faire autrement que de manifester son mécontentement ou son énervement en pleurant pour appeler l'adulte à la rescousse. Ne sachant pas encore se déplacer, il sera obligé de subir ce mobile qu'on lui impose alors qu'il n'en a pas forcément envie. On préférera alors attendre qu'il sache se déplacer pour pouvoir s'en libérer lui-même ou bien si on y tient vraiment, on  positionnera cet objet à côté du bébé pour qu'il le voit en tournant la tête seulement  si il le désire. Ça ne nous empêchera pas toutefois de nous en servir pour la décoration de l'espace de jeu à condition qu'il ne soit pas sous le nez de l'enfant. 

De même on ne mettra pas non plus l'enfant sous un portique comme cela semble être le cas avec la séquence de l'anneau dans la vidéo Montessori. Les raisons invoquées pour le mobile sont valables aussi pour le portique mais surtout ça limite beaucoup le jeu de l'enfant. En effet, avec le portique l'enfant ne peut qu'essayer d'attraper l'anneau. Cette opération va tout d'abord être difficile, l'anneau va se dérober de nombreuses fois avant que le bébé arrive enfin à l'attraper et quand il va enfin y arriver, il ne pourra rien faire avec. Le fait que l'anneau soit accroché à un portique prive le bébé de choses très importantes pour son évolution : porter l'objet à sa bouche pour le découvrir et le passer d'une main à l'autre pour entraîner sa dextérité, juger de son poids, de sa matière, du bruit qu'il fait quand il tape par terre avec.... Chez Pikler, on préférera donc poser l'anneau au sol à côté du bébé et attendre qu'il le saisisse lui-même, par pur hasard dans un premier temps puis consciemment pour l'explorer sous toutes ses coutures. 

Mais je parle, je parle, dans le vide très certainement car la majorité d'entre vous a déjà cliqué sur l'une des vidéos sans passer par l'étape blabla ! Allez, regardez, c'est cadeau ! 

Pikler




Montessori



mercredi 17 octobre 2012

Pour les parisiens, le forum Infocrèche Pro Petite Enfance

Pour changer un peu des lyonnaiseries, voici une info spéciale pour les parisiens ou pour ceux qui peuvent se déplacer.

Le jeudi 25 octobre 2012, se tiendront à l'espace Champerret, les rencontres nationales des professionnels et institutionnels de la petite enfance. Au programme de cette journée organisée par le magazine Infocrèche Pro, 4 conférences sur des thèmes variés mais aussi un espace d'exposition pour vous présenter une sélection de produits et services pour les professionnelles de la petite enfance (crèches mais pas que).

L'une des conférences traitera d'un thème qui m'est cher : Les approches éducatives alternatives ? Montessori, Pikler Loczy : tout ce qu'on peut leur emprunter au quotidien.

Contrairement à ce qui a été longtemps annoncé sur leur site, je ne participerai pas à cette conférence (oui je sais vous êtes déçus hein !) Que cela ne vous empêche pas d'aller écouter :

- Miriam Rasse, psychologue en crèches et directrice de l'Association Pikler-Loczy France.
- Annabelle Rodrigues, ancienne auxiliaire de puériculture de formation piklérienne, aujourd'hui assistante maternelle
- Patricia Spinelli, spécialité de la "communauté enfantine" (2-3 ans) chez Montessori

Pour plus de renseignements notamment concernant les horaires, visitez le site dédié à cette manifestation : 

http://www.forum-infocrechepro.com/index.php/index.html

Si jamais une petit compte rendu de cette conférence traîne sur le net après le 25 octobre, je suis preneuse ! 

vendredi 28 septembre 2012

Un lien très intéressant : Regards croisés sur l'Enfant (Pikler/Montessori)

Cet article, pour parler franchement je l'écris autant pour vous, amis lecteurs, que pour moi. Pour moi, parce que j'ai peur de perdre l'adresse de l'un des liens les plus intéressants que j'ai pu lire ces temps-ci (d'autant plus, qu'avouons le, je n'ai pas encore eu le temps de tout explorer à fond) et pour vous, car je sais que vous êtes nombreux à avoir réfléchi sur une corrélation entre les approches piklerienne et montessorienne de l'éducation. Notamment, on m'a souvent demandé si la pédagogie Montessori pouvait prendre le relais, voire venir en complément de l'approche Pikler, pour les enfants de plus de 2 ans par exemple.

Après avoir lu  "Éveiller, épanouir, encourager son enfant : la pédagogie Montessori à la maison" j'avais eu un début de réponse que j'avais d'ailleurs retranscrit dans un post consacré à cet ouvrage. J'avais alors noté que, tout comme chez Pikler, la pédagogie Montessori se basait sur une observation intensive de l'enfant et de ses besoins. J'avais bien entendu aussi remarqué que dans les deux approches on visait l'autonomie de l'enfant : cela va de soi.  

Le lien que je vous propose maintenant va vous.... me.... nous permettre d'aller plus loin dans cette démarche. Il propose d'étudier deux écrits, l'un d'une nurse Pikler et l'autre de  Mme Patricia Spinelli, directrice de l’Institut Supérieur Maria Montessori et de mettre en évidence les points de similitude.

Ce lien vous le trouverez chez Montessori "En ce nid" :


Il est aussi publié chez les Vendredis intellos

Bonne lecture !

mercredi 16 novembre 2011

Une toute bête boîte de jetons !


Parmi les idées d’équipement qui ne vous entament pas trop votre cagnotte « Indemnités entretien », je vous avais déjà présenté l’indispensable couverture. Ça se passait là. Cette fois, je vous propose un autre style d’investissement : la boite de jetons. Si vous êtes joueurs, vous avez déjà cela à la maison. Ça vous coûtera 0 !

Sinon, si vous vous débrouillez bien vous devriez dégotter cela pour 2 ou 3 euros maxi. Et à quoi vont-ils vous servir ces jetons ? Et bien à une foultitude d’activités diverses et variées (bon ça fait un peu beaucoup là non ?) Disons alors que chez moi, ces jetons colorés nous ont déjà servi à faire de beaux dessins sur le plancher :



 ou de magnifiques sculptures contemporaines dans la pâte à modeler :



Mais ça nous sert aussi à « travailler » pour de vrai, comme par exemple après notre dernière séance modelage quand nous nous sommes lancés dans une activité « tri des couleurs ». 




Comme les jetons étaient de sortie, j’ai proposé à mon artiste de les trier par couleur en lui fournissant des petites verrines de récupération (oui pour ceux qui pensent avoir reconnu, il nous arrive de manger des glaces de chez Pic*rd à la maison !)

Mine de rien, l’activité à l’air simple, mais elle n’est pas si évidente pour un petit malin qui a bien repéré que les jetons étaient certes de couleurs différentes, mais aussi de formes différentes !! Alors Nounou ! T’as pas pensé à ça hein : si j’avais envie de trier les ronds et les carrés moi….. Et oui, il a fallu préciser que pour aujourd’hui on ne s’intéressait qu’à la couleur, mais qu’on aurait pu aussi faire une sélection sur la forme. Bien vu l’artiste !

Ce jour là, la séance était improvisée. Mais elle peut aussi être beaucoup plus travaillée en la proposant comme une activité de type Montessori. On présente tous les éléments sur un plateau à disposition de l’enfant. On lui explique brièvement la marche à suivre en lui montrant les gestes le plus simplement possible, dans le sens de l’écriture,  et on laisse la magie s’opérer !



samedi 23 avril 2011

Plateau "Vie Pratique" Montessori : je verse de l'eau

Voici une petite activité dans le style des plateaux Montessori que j’ai bien failli ne pas vous présenter. J’étais même à deux doigts de ne pas la proposer aux enfants. Ce n’est peut être pas la peine que je vous l’explique en détail. Cette activité vous la retrouverez sur tous les blogs qui causent Montessori (mais pas avec les verres à liqueur de Feu Tonton Roger s’il vous plaît !!!)



Pour résumer quand même, il s’agit de proposer à l’enfant un plateau avec une petite carafe et des verres, et de lui donner pour mission de faire des "versés" le plus délicatement possible. Afin qu’il puisse réparer lui-même ses erreurs, vous lui fournissez aussi une petite éponge à sa taille, pour essuyer le plateau si toutefois il y a des ratés. Pour inciter l’enfant à faire attention à ce qu’il fait, les verres sont volontairement cassables (l’activité perdrait de son intérêt si on utilisait des ustensiles en plastique ou des jouets). Je n’avais pas sous la main de carafe adaptée aux mains des petits : nous avons donc pris un petit pichet doseur en plastique mais normalement, il aurait sans doute été plus judicieux de prendre une petite carafe en verre ou en terre cuite car elle aurait été un peu plus lourde et les petites mains auraient d’autant plus travaillé, l’un des buts de cet exercice étant de muscler les poignets, les mains et les doigts pour les préparer à l’écriture.



Si j’ai failli la zapper cette activité, c’est qu’il n’y a pas très longtemps, je suis tombée sur un article dans le blog d’une maman qui s’intéresse aux activités Montessori mais qui ne comprenait pas trop l’intérêt des plateaux découlant de gestes de la « vie quotidienne ». Pour résumer sa pensée, elle trouvait plus intéressant de proposer à sa fille un petit pichet lors des repas eux-mêmes et de la laisser se servir seule. Elle trouvait cela plus ludique et plus convivial. J’avoue qu’elle a bien failli me convaincre, d’autant plus que moi aussi, depuis ma dernière réunion Pikler sur les repas, je propose aux enfants de se servir eux même à boire et ils adorent ça. Ils s’en sortent plutôt bien et on pourrait penser que cela aura les mêmes effets.

Là, je vais faire un petit hors sujet pour intégrer une remarque ; depuis que je leur propose cela, ils boivent beaucoup plus qu’avant et du coup, j’ai repensé à une discussion que nous avions eu sur le forum, un jour de grosse chaleur, où quelqu’un demandait des conseils pour inciter les enfants à boire. A l’époque je n’avais pas vraiment su répondre, maintenant je saurai ! Il suffit de les laisser se servir.

Voila je referme la parenthèse pour en revenir à mon plateau. Cette maman, donc, m’avait un peu fait douter. Mais après réflexion, je me suis dit que les deux choses n’avaient rien à voir. Si certes le geste semblait le même, le but était différent. En effet, il ne s’agit pas seulement d’apprendre à se servir à boire. Il s’agit surtout d’apprendre à se concentrer sur un exercice précis et de maîtriser le geste par la répétition. La concentration ça s’exerce et ça peut commencer tôt. J’ai perdu l’adresse de ce blog (je sais, c’est ballot) et je n’avais pas eu le temps de lire les nombreuses réponses postées (oui je sais, c’est encore plus ballot), mais il me semble que c’est un peu comme si on disait que les lignes d’écriture qu’on fait faire aux enfants qui apprennent à écrire ne servaient à rien puisque l’enfant dessine des O et des I à l’intérieur de ses dessins. Pourquoi lui faire faire des lignes de I et de O alors qu’on peut lui faire dessiner un bonhomme : c’est plus convivial un bonhomme non ? Et c’est plein de ronds et de traits !! Bon, bien sûr j’exagère mais c’était pour « imager » mon propos. L'enfant ne se concentre pas forcément quand il se sert à boire à table.

Pour en revenir à mon plateau, l’activité s’est déroulée dans le calme absolu, l’enfant ayant bien intégré le fait qu’il utilisait des choses fragiles (les verres à liqueur de Feu tonton Roger). Je l’ai stoppé quand j’ai vu que sa concentration diminuait et qu’il trouvait plus intéressant de s’amuser à déborder pour avoir le plaisir d’utiliser l’éponge. Je lui ai alors expliqué que je lui proposerai de « patouiller » avec de l’eau et la dînette un autre jour mais que là, ce n’était pas le but de l’activité.

jeudi 27 janvier 2011

De la récup de boutons !!

Aujourd’hui mon équipe de trolls et moi-même, on vous présente notre activité du jour dans l’esprit des plateaux Montessori.

 
Pour cela, j’ai fait mes fonds de tiroirs, ou plus précisément j’ai farfouillé au fond de ma boite à couture (qui ne sert pas très souvent mais qui par chance est quand même finalement bien encombrée). Nous y avons déniché un bon nombre de petits boutons qui nous ont servi de base pour une série d’activités sur les paires.
Voila comment cela se présente. J’ai disposé sur un plateau un récipient avec les boutons (2 boutons identiques pour chaque série) ainsi que des bacs à glaçons avec 2 rangées de « cases ».


 
J’ai expliqué à l’enfant testeur (oui testeur car je ne savais pas si l’activité allait fonctionner ou pas) qu’il devait retrouver les boutons identiques et les placer par paires dans les bacs à glaçons, les deux boutons identiques devant se retrouver dans deux cases, l’un au dessous de l’autre. Ça parait simple mais encore faut-il que l’enfant sache déjà se repérer dans l’espace et connaisse les notions comme dessus dessous, en haut en bas… tous ces petits détails qui doivent être acquis avant l’apprentissage de l’écriture.

 
Je n’ai donné aucune indication sur la marche à suivre pour y arriver et j’ai observé avec bonheur le cheminement de la pensée « trollesque ». Et je peux vous dire que ça carbure dans les petites têtes !

 
L’enfant a d’abord cherché à positionner une seule paire à la fois. Il déposait son bouton dans la case du bas, puis allait chercher le bouton identique pour le positionner à son tour dans la case du haut. Il s’est très vite aperçu que sa méthode n’était pas très pratique, la quantité de boutons rendant le tri compliqué.

Il a alors eu l’idée de ne pas attendre qu’une paire soit constituée pour entamer une deuxième et a pré-positionné les boutons dans les cases du bas. Il était content : ça allait plus vite !! Tellement plus vite que souvent, il loupait des paires et que du coup les cases du bas se remplissaient beaucoup plus que les cases du haut. Il s’est donc auto-corrigé et a perfectionné sa deuxième méthode en vérifiant avant d’agir s’il n’avait pas déjà posé dans une case, un bouton identique à celui qu’il avait dans la main. De lui-même, sans que je ne porte aucun jugement sur son travail, il est devenu plus attentif et il a réussi.

 
Pour varier les plaisirs, je lui ai proposé d’autres petits jeux. Par exemple, à l’abri de son regard, j’ôtais du récipient un des boutons et sa reconstitution des paires devait l’amener à trouver le bouton qui avait « perdu son copain » et qui se retrouvait donc tout seul !!


 
Si ça lui a plu ? Tellement que je dois dire que je me suis lassée avant lui !!! J’ai conclu le jeu en lui proposant d’aller présenter l’activité au mini-troll qui n’a que 18 mois. Pour lui, on s’est contenté de lui faire positionner un bouton par case sans autre consigne.


C’est déjà un bon exercice pour muscler les petits doigts. Et mine de rien, on a quand même abordé les notions de "vide" et "plein" ! Et je voyais bien que dans sa tête, le mini-troll « comptait » et qu’il se corrigeait si il mettait 2 boutons au lieu d’un dans une case. Il a même remarqué de lui-même que certains boutons étaient identiques. On pourra donc très bientôt lui présenter la version longue de l’activité !!

dimanche 22 août 2010

Les couleurs

Je vais encore vous présenter une activité d’une affligeante simplicité tant et si bien que vous allez finir par penser que je me crois sortie de St Cyr ou de la cuisse de Jupiter ! C’est vrai quoi, quand on cherche à occuper les trolls, on essaye plutôt de taper dans l’original. Là, je reconnais, ça l’est pas tellement, original. Enfin pour nous, parce que lorsque l’on se place au niveau de l’enfant, pour lui, tout est original, puisque tout est découverte !!

J’avais acheté il y a quelques années une des innombrables versions de ce fameux jeu de boules avec une « piscine » en plastique. La piscine, elle a rendu l’âme depuis longtemps déjà mais j’ai gardé les boules. Les trolls ont détourné d’eux-mêmes l’activité en s’amusant tout simplement à lancer ou à remplir et vider des récipients.

En tapant « Montessori » sur YouTube, j’ai eu l’idée d’aller un peu plus loin et d’en faire un jeu de tri. La photo parle toute seule, je n’ai pas besoin de vous expliquer.



L’avantage de cette activité, c’est que l’on peut intégrer au jeu des tout petits qui eux se contentent de remplir les bassines. Avant 15 mois, l’observation et la manipulation de tout ce qui est « contenu-contenant » les intéresse au plus haut point. Les grands trolls se chargent alors tout fièrement de corriger les erreurs des razmokets avec une grande satisfaction.

Je vais maintenant vous dévoiler ma source :


Autant vous le dire tout de suite, mon razmoket à moi n’est pas encore arrivé à ce niveau de réflexion et de dextérité. Mais ça viendra !!

Une dernière petite chose pour vous dire que si je tiens tout de même à vous les présenter, ces simplettes activités, c’est que lorsque j’ai débuté dans la profession et bien figurez-vous que je n’y pensais même pas !! J’allais plutôt piocher mes idées à l’école maternelle dans les exercices proposés pour la toute petite section. Du coup, cette activité par exemple, je la réalisais, mais en prenant comme support des gommettes et une feuille de papier. J’oubliais simplement que la motricité fine de l’enfant n’était pas encore assez développée pour mener à bien l’opération. Il s’en suivait alors une frustration, pour l’enfant qui se trouvait en échec et pour la nounou qui n’était pas satisfaite du travail effectué (et qui se permettait au passage de juger alors qu’elle n’aurait pas du). Avec nos boules et nos bassines, on se concentre uniquement sur le tri lui-même ou même simplement sur le remplissage et on peut même finir par une séance de tir pour marquer des paniers comme au basket si on n’a plus envie de réfléchir !!

lundi 2 août 2010

Eveiller, épanouir, encourager son enfant : la pédagogie Montessori à la maison



Parmi tous les livres consacrés à la pédagogie Montessori, j’ai jeté mon dévolu sur celui de Tim Seldin Président de « The Montessori Foundation » et membre de l’International Montessori Council et j’ai donc consacré quelques heures de mes vacances à sa lecture.



Pourquoi celui-là ? Simplement parce que c’était le seul disponible chez mon libraire. Autant dire que je n’avais aucun a priori que ce soit positif ou négatif.

Cet ouvrage, selon les termes de l’éditeur propose une mine d’activités, de jeux passionnants, d’expériences tactiles, sonores, visuelles, de la naissance à l’âge de six ans, pour apporter à votre enfant tout ce dont il a besoin pour se développer, s’épanouir et acquérir le sentiment d’être un individu compétent, capable, qui a confiance en lui et s’estime.

Ce fut une lecture effectivement assez agréable. L’auteur nous explique très brièvement qui était Maria Montessori et nous propose un éventail d’activités, de façon de faire et de se comporter, pour intégrer la pédagogie Montessori à la maison et ceci dès la naissance.

On va tout de suite commencer par ce qui fâche et parler de ce que je n’ai pas apprécié dans l’ouvrage.

Du côté des points négatifs, j’ai donc été gênée (un peu) par le fait que Tim Seldin parle sans arrêt de Méthode (sur la 4ème de couverture on parle même de méthode révolutionnaire). Or parler d'une simple méthode lorsque l’on s’occupe d’éducation ou de pédagogie me semble un peu réducteur. D’ailleurs si il y avait vraiment une méthode révolutionnaire en matière d’éducation des enfants ça se saurait non ? Chaque enfant, chaque parent, chaque éducateur est différent et essayer d’appliquer des recettes toutes faites me parait une utopie. Une « méthode » pour moi ça concerne les régimes ou l’arrêt de la cigarette : « découvrez la méthode infaillible pour perdre 10 kilos en 15 jours !!! Pour ma part, je préfère parler d’état d’esprit, de philosophie ou bien à la limite de pratiques. Du coup ça donne à l’ouvrage un petit côté « coaching parental » qui me fait penser à Super Nanny (paix à son âme la pauvre) ou au grand frère de la télé.

Autre chose aussi, je ne sais pas dans quel monde vit ce monsieur, mais la présentation de sa maison idéale (et surtout de l’ambiance censée y régner) ressemble beaucoup à « la petite maison dans la prairie » du feuilleton de mon enfance. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil !! On peut tenter de le croire. Pour ma part, je pense qu’un peu plus de réalisme n’aurait pas nui à l’ouvrage. Ceci dit, mon jugement a peut être été altéré par le fait que j’habite dans une grande ville. Une personne vivant au calme de la campagne n’aura sans doute pas cette impression.

Pourtant, je ne regrette pas ma lecture et j’espère que je ne vous ai pas découragé (ne partez pas avant la fin) car le livre est très intéressant et présente une approche complète et simple de la pédagogie Montessori adaptée à la maison. C’est un bon ouvrage de vulgarisation. Il ne s’adresse pas à des spécialistes et pour vraiment approfondir le sujet il faudra lire quelque chose de plus professionnel mais pour une maman ou une assistante maternelle qui veut se lancer dans l’aventure c’est un bon départ.

Personnellement j’y ai trouvé la réponse à la question que je me posais au sujet de la concordance entre l’approche Pikler et l’approche Montessori de l’éducation. J’avais le sentiment que la pédagogie Montessori pouvait représenter une suite logique à une éducation fondée sur les découvertes d’Emmi Pikler mais le côté stimulation de la pédagogie Montessori me semblait parfois contraire aux principes de bases pikleriens. J’ai été rassurée : il n’en est rien.


Certes chez Montessori on stimule mais tout comme chez Pikler, cette stimulation se base toujours sur un grand principe : l’observation de l’enfant. Si chez Pikler on cherchera à observer l’enfant afin d’adapter ses actes et son comportement aux besoins de l’enfant, ici on l’observera afin de repérer les « périodes sensibles » qui sont des stades d’intérêts et de curiosité par lesquels chaque enfant passe et qui permettent un apprentissage facile et naturel.


J’avais peur de trouver dans l’ouvrage un tas d’activités concernant les tout petits qui aurait représenté à mes yeux une sur-stimulation, or tous les chapitres consacrés aux bébés sont tout à fait comparables à ceux que l’on pourrait trouver dans un ouvrage Pikler. Certains conseils donnés sont totalement similaires (il n’y a guère que sur l’utilisation des mobiles que les deux approches divergent quelque peu).

Point de vue activités pures, j’ai retenu quelques bonnes idées comme le tris des boutons de différentes couleurs (comme je ne suis pas couturière, chez moi ça ne sera pas des boutons mais très certainement des jetons) les boites à sons, le sac à mystère…. Je ne manquerai pas de vous présenter tout cela plus en détail dans de nouveaux articles au fur et à mesure de nos essais dans le courant de l’année.

Pour finir, je voulais aussi signaler que j’ai apprécié la présentation très claire, très douce (ne vous fiez pas à la couverture, l’intérieur n’a rien à voir) avec de superbes photos d’enfants en activité.


jeudi 17 juin 2010

La farine comme support d’expression


Voici encore une petite activité que j’ai allègrement piochée chez les montessoriens. Elle est à la portée de tout le monde, simple et rapide à mettre en place. Vous avez bien un vieux fond de farine à la maison ? Un moule à tarte ? Et bien vous avez tout ce qu’il vous faut !! (Bon ok, il vous faudra quand même autant de moules à tarte que d’enfants à occuper)

Vous remplissez le fond du moule avec un peu de farine, et vous proposez à l’enfant de dessiner dans la farine avec ses petites mimines !! Pour les plus grands, vous pouvez même montrer comment dessiner quelques lettres s'ils ont déjà une petite idée de ce que cela représente (ne vous trompez pas de sens hein, ne faites pas le O à l’envers, sinon leur future institutrice va vous maudire !!)





Après l'expérimentation des traces qu’ils pouvaient faire avec le bout du doigt, ils ont entrepris de laisser leurs empreintes, tels des hommes des cavernes !! Ils ont adoré secouer le moule afin de retrouver une surface vierge pour une nouvelle œuvre.




Cette activité permet de travailler la motricité fine, et d’approcher en douceur le monde de l’écrit, l’enfant expérimentant seul ou accompagné les diverses façons de laisser des traces.

lundi 7 juin 2010

Les pinces à linge

Gens du Oueb, ça se confirme. Dans les mots clés qui vous font arriver jusqu’ici, c’est le bricolage qui décroche le pompon !!! Bon c’est peut être la période qui veut ça aussi (alors les nounous, on est en manque d’inspiration pour la fête des pères ?) Et bien c’est raté !! A défaut de bricolage, vous trouverez des activités. Ça peut servir aussi non ?

Voici donc un autre exemple d’activité qui vous coûtera 3 francs 6 sous et que vous pourrez ressortir très longtemps car elle est évolutive. Elle est empruntée à la vie pratique et permet de développer la motricité fine, la coordination et le contrôle du mouvement.
Elle permet surtout de muscler les trois premiers doigts de la main et d'acquérir assez de force pour apprendre à écrire plus tard.
Pour le matériel de base, il vous suffit d’investir dans un petit sachet de mini pinces à linge (2 euros 10 dans un "Loisirs et création") et le tour est joué. Vous me direz : ça c’est pour les perfectionnistes parce qu’à la limite, nos propres pinces à linge peuvent faire l’affaire. Certes, mais veillez quand même à ce qu’elles ne soient pas trop grandes et que leur manipulation ne demande pas une force herculéenne. Pour ma part, j’ai choisi d’adapter la taille des pinces à celle des p’tits doigts.
Pour notre première expérience, j’ai proposé aux enfants d’accrocher les pinces à linge tout autour d'une feuille.


Cela demande beaucoup de concentration et de persévérance. Je me suis rendue compte que c’était même plus difficile que ce que l’on pouvait croire et que sans le vouloir, j’avais corsé le problème : j’avais proposé un support mou (la feuille) qui nécessitait des efforts des deux mains pour engager correctement le papier entre les pinces. Lors de la deuxième séance, forts de notre expérience, nous avons remplacé la feuille par un petit récipient en plastique. Le support ne s’échappant pas, les enfants ont pu alors se concentrer sur le but de l’opération : pincer !!


Plus tard, je leur proposerai de réaliser des algorithmes de différentes couleurs pour corser l'affaire en leur dessinant des modèles à reproduire. On pourra aussi changer de support et tenter d’accrocher nos pinces sur du tissus (il faudra pour cela que le geste soit bien maîtrisé, le tissus étant encore plus souple que le papier).
Mais pour l'instant, il s’agit simplement de faire et défaire... et ensuite de ranger. Cette activité convient à partir de 2 ans 1/2 à peu près. Plus jeunes, ils n'ont pas la force nécessaire dans les doigts.
Avec le recul, je pense que, pour que les enfants se concentrent davantage sur le geste, j’aurais dû proposer moins de pinces à linge. Mais j’avais déjà dans la tête ces histoires d’algorithmes et de tris de couleurs et j’avoue que j’étais curieuse de savoir s’ils allaient privilégier une couleur plutôt qu’une autre. De ce côté-là, fiasco total !!!! Ils se sont saisis indifféremment de toutes les couleurs sans chercher à choisir. Finalement ils étaient plus concentrés que moi sur le geste à effectuer !!


Edit du 17 juin :

Finalement les jeux plus complexes consistant à trier parmi les pinces à linge sont arrivés sans que j'ai à intervenir !! Lors de notre dernière séance, une des petites a en effet choisi d'elle même de trier les couleurs :
 

D'ailleurs, il est intéressant de noter que pour elle, il ne s'agissait pas de trier des couleurs mais de séparer "les filles" et "les garçons" : en pleine construction d'identité sexuelle sans doute !!

mercredi 2 juin 2010

1 zaricot, 2 zaricots, 3 zaricots...


Bon alors vous allez me dire, chez Nounou, si on ne fait pas de bricolage alors on fait quoi ?

Bah rien !!! On joue !!! Bon d’accord j’exagère un peu mais c’est pourtant vrai. La plupart du temps en effet, les enfants ici pratiquent l’activité libre. Les jeux sont à disposition, ils n’ont plus qu’à laisser vaquer leur imagination, mon travail à moi consistant à adapter les jeux proposés à leur niveau de développement.

Nous allons nous aérer les neurones (étant citadine j’ai du mal à dire les poumons quand même !!!) et nous dégourdir les jambes dès que le temps le permet. Et pour agrémenter tout cela, histoire de changer un peu et de rythmer la journée, nous organisons pour les « grands » une séance « d’activité dirigée » que l’on pourrait appeler aussi « mise en place pédagogique » pour se donner un genre plus pro.

Je puise en général mes idées d’activités chez Montessori. Un peu plus connue que Pikler Mme Montessori non ? Bon si tu as besoin de te rafraîchir la mémoire, même conseil que l’autre jour : va voir mon ami Google de la part des Nounous taties et Cie !

Je vous présente donc une de nos activités préférées. Je l'avais piquée dans une cyber-boutique Montessori qui est en cours de restructuration mais qui avait la particularité à l’époque en plus de la vente de produits Montessori, de proposer des activités réalisables à la maison sans investir dans du matériel spécifique.

Il s’agit d’une activité de transvasement, que l’on doit normalement présenter dans un plateau (individuel pour chaque enfant), l’enfant devant faire passer ses haricots d’un plat à l’autre sans les faire tomber. On n’utilise pas de « dînette » ou d’ustensiles en plastique mais de la vraie vaisselle qui casse !! Normalement dans un lieu d’apprentissage Montessori, les plateaux sont à disposition des enfants sur des étagères. Chez nous y'avait pas de plateau. Je n'en avais pas et en plus, laisser un tel plateau en évidence est difficilement réalisable chez une assistante maternelle à cause du multi-âge : impossible du moins dans ma configuration actuelle de travail (il faudrait que je réfléchisse à une autre organisation).
Chez nous ça a donc donné ça :




Âge des petits : 2 ans et 2 ans 1/2.



Durée de l'activité : 1/2 h !






Si vous n'avez pas l'habitude de ce genre d'activités, vous aurez sans doute du mal à penser que les enfants s'éclatent avec ça, mais pourtant essayez, vous verrez ça marche. Ils restent même concentrés ( l’un des buts de l’activité) très longtemps par rapport à ce qu'ils montrent habituellement. Ils s'appliquent.

Je n'avais pas jusque là compris l'utilité d'utiliser des objets "cassables" de la vie courante dans les activités avec les enfants. Mais c'est vrai que ça a son importance. Les enfants ont été beaucoup plus précautionneux qu'avec la dînette habituelle. Le fait d'entendre des bruits plus secs notamment, fait que ça leur envoie des signaux d'alerte pour ajuster leurs gestes. Ils ont bien compris aussi l'intérêt de l'affaire : à savoir la précision ; si bien qu'ils ramassaient chaque haricot lorsque malencontreusement il en tombait un par terre (et mine de rien il n’y en a pas eu tant que cela).

 

Je vais quand même faire l'acquisition de plateaux parce que même si je ne peux pas les laisser en vue comme cela se ferait dans une école montessorienne, je pense que c’est quand même utile pour "contenir" l'activité (on ne s'étale pas, on ne se promène pas dans toute la maison avec les haricots, tout ce qui est sur le plateau est à moi et tout ce qui est sur le plateau du copain est au copain).

Depuis que j’ai pris cette photo, je me suis aperçue d’une grave erreur de ma part. Horreur, malheur !!!! Lors de cette séance, j’ai fait réaliser le transvasement de la droite vers la gauche alors que pour qu’il soit plus pédagogique j’aurais du le faire réaliser de la gauche vers la droite : dans le sens de l’écriture, pour que le geste s’inscrive dans la mémoire de l’enfant et que cet exercice devienne un vrai apprentissage au geste d’écrire. Et oui ça s'improvise pas tout ça !!!! 

Edit du lundi 14 juin : J'ai enlevé l'adresse du site que je citais dans cet article, celui-ci semblant héberger un virus.

La pédagogie Créatectura : Favoriser la créativité et l'éveil des tout-petits

L'année scolaire se termine et bientôt il sera temps de dire au revoir à tous nos grands qui vont partir pour de nouvelles aventures. Da...